vendredi 23 février 2007

Une autre façon de gouverner

La République d'Ukraine est une démocratie parlementaire où les pouvoirs présidentiels sont étendus (quoique réduits récemment au profit du parlement). Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans, renouvelable une fois. Il nomme le Premier ministre avec l'accord de la Verkhovna Rada.


Parlement Ukraine La Verkhovna Rada ou Rada (en ukrainien : Верховна Рада України) est le parlement unicaméral d'Ukraine


Le Parlement (Verkhovna Rada ou plus simplement Rada) est composé de 450 députés élus au suffrage universel direct pour un mandat de 4 ans.


France-Presse rapporte que le parti de l'opposante Ioulia Timochenko a plongé le Parlement ukrainien dans le noir, coupant la lumière, le système de vote électronique et la quasi-totalité des microphones, en signe de protestation contre la majorité pro-russe.


Plusieurs députés du Bloc Timochenko ont pris le contrôle du système d'alimentation électrique de l'Assemblée après le refus de la majorité d'examiner des projets de lois sur une baisse des tarifs communaux et une hausse du salaire minimum, a rapporté l'agence de presse Interfax.


« Nous sommes forcés d'agir de cette façon. Il n'y a pas d'autre moyen de faire entendre la voix du peuple », s'est justifié Oleg Liachko du Bloc Timochenko.


Le vice-président du Parlement, Adam Martyniouk, a menacé les députés d'opposition de poursuites judicaires, en affirmant que la majorité n'aurait pas de mal à lever leur immunité parlementaire. Après de vaines négociations avec les pro-russes, les députés récalcitrants ont finalement décidé de passer la nuit au Parlement afin de ne pas restituer le contrôle de l'alimentation électrique à l'administration de l'Assemblée, selon les médias.



  • Est-ce bien ce que veut le peuple ?

  • Est-ce bien là un comportement parlementaire ?



Séparateur


 

jeudi 22 février 2007

Etes-vous heureux au boulot ?


Dans votre vie personnelle, vous considérez comme un querelleur, un cas limite sur la tolérance et un indécrottable convaincu que vos idées sont les meilleures ou un pacificateur? Êtes-vous soumis à la maison et violent au bureau ou en entreprise ?


Pourriez-vous répondre – intérieurement – à ces questions :

au bureau ou en entreprise, vous considérez-vous

* épargné (e) par la violence au bureau ?
* témoin indifférent (e) à une certaine violence à l’égard de personnes ciblées ?
* victime de la violence d’un supérieur, d’un collègue ou d’un groupe ?
* auteur (e) vous-même d’une certaine violence en vertu de votre autorité, en participant à des séances de harcèlement ou de brimades à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes ?
* totalement étranger (étrangère) à toute manifestation de violence ?


Selon l’Organisation Internationale du Travail (OIT) (1998), la violence au travail est répandue partout dans le monde et elle est « en train de devenir sur toute la planète un grave sujet de préoccupation » En Suède, Leymann (1996) estime que le harcèlement psychologique est à l’origine de 10 à 15 % des suicides.

Une enquête européenne conduite auprès des travailleurs sur la perception qu’ils ont de leurs conditions de travail, réalisée au printemps 2000 par la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail dans l’ensemble des 15 États membres de l’Union européenne, a révélé que :

* 3 millions (2%) de travailleurs ont été l’objet de violence physique de la part de personnes également occupées sur le lieu de travail au cours des 12 derniers mois qui ont précédé l’enquête ;
* 6 millions (4%) de travailleurs ont été l’objet de violence physique de la part de personnes extérieures au lieu de travail ;
* 3 millions (2%) de travailleurs ont fait l’objet de harcèlement sexuel ;
* 13 millions (9%) de travailleurs ont fait l’objet d’intimidation ou de harcèlement moral.


Une enquête européenne conduite auprès des travailleurs sur la perception qu’ils ont de leurs conditions de travail, réalisée au printemps 2000 par la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail dans l’ensemble des 15 États membres de l’Union européenne, a révélé que :

* 3 millions (2%) de travailleurs ont été l’objet de violence physique de la part de personnes également occupées sur le lieu de travail au cours des 12 derniers mois qui ont précédé l’enquête ;
* 6 millions (4%) de travailleurs ont été l’objet de violence physique de la part de personnes extérieures au lieu de travail ;
* 3 millions (2%) de travailleurs ont fait l’objet de harcèlement sexuel ;
* 13 millions (9%) de travailleurs ont fait l’objet d’intimidation ou de harcèlement moral.


De même en Belgique, une recherche (*) a été entreprise en 2001 afin, notamment, d’étudier les comportements de harcèlement moral et sexuel dans les lieux de travail et de déterminer l’ampleur de ce phénomène. Les résultats montrent que :

* 11,5% des personnes interrogées déclarent s’être senties victimes d’au moins un comportement de harcèlement moral ;
* 8% déclarent avoir été victimes de harcèlement sexuel ;
* 3,5% déclarent avoir été victimes de violence physique.

Aux États Unis, chaque année plus de

* 16 millions de personnes subiraient du harcèlement ;
* 6 millions recevraient des menaces ;
* 2 millions seraient victimes d’assaut.




Aux États-Unis, on parle souvent d’”employee abuse” (abus commis sur des travailleurs) ou de “workplace terrorism” (terrorisme sur le lieu de travail) pour désigner le harcèlement moral au travail. Les experts américains sont également coutumiers de l’expression “mobbing” (persécution), qui est notamment aussi employée en Allemagne, Italie et Suède. Le verbe allemand “mobben” est défini comme le “harcèlement incessant à l’encontre de collègues mené dans l’intention de les chasser de leur poste”. Ce verbe a pour origine le verbe anglais “to mob”, qui renvoie au fait d’agresser une personne. Au Royaume-Uni, on désigne ce phénomène par “workplace bullying” (harcèlement moral sur le lieu de travail) ou simplement “bullying” (harcèlement). Les chercheurs anglais Hoel, Rayner et Cooper (2003) ont utilisé l’expression bullying pour caractériser le phénomène. Il s’agit d’une situation où un ou plusieurs individus, sur une période de temps, font continuellement les frais d’actions négatives d’une ou de plusieurs personnes. Dans cette situation, la cible du bullying éprouve de la difficulté à se défendre elle-même contre ces conduites agressives, puisque les actes reprochés prennent surtout la forme d’un abus hiérarchique vertical, donc d’un supérieur à l’égard d’un subordonné (par exemple : circulation de rumeurs, exclusion, discrimination, etc.). Le bullying s’emploie également dans le contexte du harcèlement à l’école, qui implique davantage d’agression et de menace physiques que le harcèlement moral sur le lieu de travail. La nature plus psychologique du harcèlement sur le lieu de travail est indiquée par l’expression française “harcèlement moral”.

En résumé

* Les brimades représentent une façon d’humilier, de saper le moral d’individus ou de groupes d’employés ;
* Le mobbing (psychoterreur) est une forme collective de violence « faire constamment des remarques négatives sur une personne ou la critiquer sans arrêt, l’isoler en la laissant sans contact social et médire ou diffuser de fausses informations sur elle ;
* Le bullying (fausses accusations) consiste en des tentatives conduites par des collègues de travail et des supérieurs hiérarchiques pour jeter le discrédit sur une personne par de fausses allégations d’incompétence, fausses allégations d’actes criminels, dénonciations etc.






mercredi 21 février 2007

Gouverner par qui ?


Pourrait-on imaginer le scénario suivant : Ellen Johnson Sirleaf à la présidence du Liberia, Michelle Bachelet à la présidence du Chili, Angela Merkel, à la chancellerie allemande, Ségolène Royal à la présidence française, Hillary Clinton à la présidence américaine, et Tzipi Livni au poste de première ministre en Israël ? Trois sont déjà élues, deux briguent les suffrages dans leur pays respectif et une dernière est en attente. Nous allons nous intéresser à la moins connue, Tzipi Livni. Portrait d’une femme d’action.

Une carrière organisée

Tzipi Livni est née à Tel Aviv le 5 juillet 1958 et y vit toujours. Elle est mariée et mère de deux enfants. Elle est la fille d’Eitan Livni, un immigré d'origine polonaise, ancien de l'Irgoun, membre du Likoud et parlementaire. Elle a été lieutenant dans l'armée et a travaillé pour le Mossad au début des années 1980. Elle est diplômée de la faculté de droit de Bar Ilan, et a exercé en tant que juriste, spécialisée dans le droit public et commercial. Tzipi Livni a été une grande supportrice du plan de désengagement des territoires occupés d'Ariel Sharon et s'est impliquée fortement pour que ce plan soit approuvé par la Knesset, notamment en tentant une médiation avec les membres du parti opposés à cette opération. Elle est également considérée comme faisant partie des membres pacifiques du Likoud. Plus près des colombes que des faucons.

Depuis 2001, elle a accumulé une expérience ministérielle considérable, ayant occupé les portefeuilles de la Coopération régionale, de l’Agriculture et du Développement rural, de l’Immigration, du Logement et de la Construction, de la Justice, puis des Affaires extérieures.

Le 5 janvier 2006, suite à l'hospitalisation du Premier ministre Ariel Sharon, elle déclare aux journalistes : "Nous prions pour Ariel Sharon, et je ferai personnellement tout mon possible pour aider le Premier ministre par intérim à assumer ses fonctions et à prendre les bonnes décisions", mettant fin en même temps aux rumeurs qui prétendaient qu'elle pourrait succéder à Sharon à la tête de la nouvelle formation Kadima.

Tzipi Livni est troisième parmi les têtes de liste du parti Kadima aux élections législatives israéliennes de 2006. Elle devient donc membre de la 17ème Knesset après la victoire du parti aux élections. Tzipi Livni est le premier membre d'un gouvernement israélien à faire la distinction entre les attaques palestiniennes visant des cibles militaires israéliennes et les attaques terroristes contre des civils. Elle déclare ainsi à la télévision américaine, le 28 mars 2006 : « Somebody who is fighting against Israeli soldiers is an enemy and we will fight back, but I believe that this is not under the definition of terrorism, if the target is a soldier ».

Une pensée structurée

Devant les Nations-Unies, en septembre 2006, Tzipi Livni déclarait : « Chaque victime innocente dans un conflit est une tragédie. Il n’y a pas de différence entre les larmes d’une mère israélienne pleine de chagrin et celles d’une mère palestinienne pleine de douleur. Mais il y a une différence morale entre les terroristes qui cherchent à viser les civils, et les soldats qui ciblent les terroristes tout en cherchant à éviter de porter atteinte aux civils. Pour protéger son intégrité, la communauté internationale doit soutenir cette distinction morale essentielle. Le terrorisme est du terrorisme, même quand on veut l’appeler résistance. Il ne peut être justifié et il ne peut être mis sur le même plan que les actions de ceux qui cherchent à s’en défendre ».

Le 25 janvier dernier, à Davos, en Suisse, Mahmoud Abbas a estimé que le processus de paix pouvait reprendre, Shimon Peres a déclaré que la paix se "rapprochait" et Tzipi Livni qu’un Etat palestinien était "réalisable.

La citation la plus controversée qu’on lui attribue date du 28 mars 2006 alors qu’elle a déclaré sur les ondes d’une chaîne de télévision étasunienne « Quelqu’un qui combat les soldats israéliens est un ennemi et nous riposterons. Mais je crois qu’il ne s’agit pas de terrorisme si la cible est un militaire. »

Une gestion du risque

Tzipi Livni serait en délicatesse avec son chef. Tout s’est déroulé à la fin de décembre 2006. Le quotidien Maariv a dévoilé le nouveau plan politique de Tsippi Livni, qui prévoyait le lancement de négociations sur les sujets urgents, même en temps de conflit avec les Palestiniens. Parmi ces points considérés comme urgents figurait la libération des détenus (terroristes) palestiniens et la question de Jérusalem. Après la publication, les représentants du Bureau du Premier ministre ont affirmé qu’ils ne savaient pas du tout de quoi il s’agissait et qu’Israël n’accepterait pas un dialogue sur une des étapes de la Feuille de route. Ils ont ajouté que le Premier ministre, Ehoud Olmert, n’était pas au courant du plan politique de Livni. « Nous ne connaissons aucun plan. Nous ne connaissons que l’existence de quelques idées, entendues de la bouche de Livni » ont-ils précisé. Les représentants ont cependant indiqué que la situation entre Livni et Olmert ne s’était pas dégradée comme les relations de ce dernier avec Amir Peretz, le ministre de la Défense. Quoi qu’il arrive, les représentants du Bureau d’Olmert ne se laissent guère impressionner par le plan de Livni : « Il s’agit d’une rencontre avec Salem Fiad qui est déjà hors jeu et avec Yasser Abed Rabou, qui est pour sa part un homme d’Arafat. Nous, de notre côté, nous avons rencontré Abou Mazen et c’est ce qui est important ». Et vlan !

Madame la ministre a réagi ! Elle a déclaré qu’il « était nécessaire de réagir au terrorisme, tout en continuant d’examiner les possibilités qui s’offrent à Israël – et les exploiter ». Livni a ajouté qu’elle était convaincue que « trouver des solutions pour les modérés du camp palestinien faisait partie du combat contre le terrorisme ». La ministre a ajouté : « Les titres des journaux gênent généralement le gouvernement à agir ».

En janvier 2007, le Likoud a, lors d'une de ses réunions hebdomadaires, annoncé qu’il comptait lancer une vaste campagne contre la ministre des Affaires étrangères Tsippi Livni, de Kadima. Cette nouvelle initiative vient essentiellement du député Israël Katz. Ce dernier a indiqué que de profonds changements étaient à prévoir prochainement au sein du parti au pouvoir, Kadima, suite à l’animosité croissante entre le Premier ministre et Livni. Selon certaines évaluations, cette dernière envisagerait sérieusement de présenter sa candidature à la tête du parti et devenir ainsi la principale rivale d’Olmert et de ce fait, l’adversaire directe du Likoud. La première cible du Likoud, dans le cadre de cette campagne, serait bien entendu le fameux plan élaboré par la ministre dont a parlé récemment le quotidien Maariv.

En dépit des sondages peu flatteurs pour Kadima, plus d'un an après sa fondation par Ariel Sharon, la ministre des Affaires étrangères Tsippi Livni parvient à échapper aux critiques. Elle parvient en effet à poursuivre une carrière prometteuse sans être touchée apparemment par la disgrâce de son parti. Il est vrai que Livni œuvre depuis des mois à soigner sa popularité, tant à l’étranger qu’en Israël, et ne lésine sur aucun effort pour se faire apprécier par ses interlocuteurs. A l’occasion du premier anniversaire de Kadima, Livni a laissé entendre qu’elle envisageait de briguer un jour ou l’autre la direction du pays mais elle a ajouté qu’elle préférait attendre le moment opportun. Pour l’instant, a-t-elle encore précisé, elle se contente d’inciter l’électorat israélien à s’inscrire à son parti afin d'obtenir des voix le moment venu.

Agé de 61 ans, M. Ehoud Olmert, un homme au verbe acerbe qui convoitait depuis longtemps le siège de Premier ministre, n’a pas cette chance auprès des gens ordinaires ni même de ses alliés politiques. Son nouveau poste lui vaut plus de soucis que de gloire. Un an après avoir pris le pouvoir à la suite de l'hémorragie cérébrale qui a plongé Ariel Sharon dans le coma, le Premier ministre israélien Ehoud Olmert a perdu les faveurs de la population choquée par une série de scandales, selon un sondage du Dahaf Research Institute pour Knesset TV rendu public au début de janvier 2007 : quelque 77% des personnes interrogées désapprouvent l'action du chef du gouvernement, pourtant vainqueur des élections législatives après avoir assuré pendant seulement trois mois l'intérim d'Ariel Sharon. La moitié des Israéliens estime que les événements de 2006 sont à l'origine de ses difficultés mais pour 31%, c'est sa personnalité. 60% s'interrogent sur son intégrité.

Questions

  1. Les femmes s’élèvent de plus en plus au niveau des chefs d’État. Est-ce le début d’un temps nouveau ?
  2. Avec une réputation de colombe dans un environnement de faucons, Tzipi Livni peut-elle accéder à des fonctions de chef d’État
  3. Comment serait perçue l’arrivée d’une femme dans un État comme Israël ?





jeudi 8 février 2007

Météo de 1 146 villes dans le monde, en français !

Météo France et l'OMM (Organisation météorologique mondiale) ont créé une version française du World Weather Information Service. Ce site se différencie des autres sites similaires par sa couverture planétaire et par les données des services nationaux de météo et d’hydrologie de chacun des États membres. Le site pilote, géré par l’observatoire météo de Hong Kong, est peu à peu entré en service en anglais, puis en arabe en 2003, en chinois et portugais en 2004, en espagnol en 2006 et finalement en français cette année.



Pour un bon siège

En sommes-nous à l’ère des W.C. ? La grande agence de presse, Reuter, s’interroge sur la question. Il semblerait que nous vivions environ 11 862 heures, au cours de notre vie, dans une salle de bain. Une entreprise de plomberie américaine vient de concevoir une cuvette ornée de ses plus beaux atours électroniques.

Nous y retrouvons tout ce qu’il faut pour simplifier la vie, qu’elle soit professionnelle ou personnelle : portable, écran plasma, IPod pour la musique avec lecteur et enceintes, jeu vidéo, frigo avec ce qu’il faut pour une collation, et même un appareil d’exercice musculaire.





mercredi 7 février 2007

Armée canadienne - suite.

Les soldats canadiens en Afghanistan se plaignent de la nourriture. L'ombudsman des Forces armées canadiennes dit avoir entendu les plaintes coutumières liées aux avantages sociaux et autres questions militaires, mais le problème de l'alimentation s'est vraiment distingué du reste. Les cuisines qui nourrissent les soldats canadiens à Kandahar sont gérées par une compagnie civile américaine. Le menu varie peu. Pratiquement tous les jours, on leur sert des ailes de poulet et de la friture. L'alimentation pourrait être allégée un peu, être un peu plus santé.





Au tour de l'armée canadienne ...

Trois prisonniers auraient été maltraités par des membres des Forces canadiennes dans la province de Kandahar en avril dernier. Décidément, aucune armée n’échappe aux dangers de tels abus en sols étrangers. Après l’armée américaine, l’armée britannique, voilà que le Service national des enquêtes des Forces canadiennes (SNEFC) procède à une instruction relativement aux allégations selon lesquelles des détenus auraient été abusés physiquement par des soldats canadiens en Afghanistan, au printemps 2006. Un des faits allégués serait que des détenus afghans ont été brutalisés alors qu’ils étaient sous la responsabilité des troupes canadiennes, en attendant leur transfert aux autorités appropriées. Amir Attaran, professeur de droit de l’Université d’Ottawa, est la personne qui a déposé une plainte sur la base de documents obtenus en vertu de la Loi sur l’accès à l’information. La Commission d’examen des plaintes concernant la police militaire du Canada (CPPM) veut notamment savoir pourquoi la police militaire n’a pas ouvert sa propre enquête. Le Service national d’enquêtes des Forces canadiennes — lui aussi indépendant — tentera également de faire la lumière sur cette affaire. Les faits remonteraient à avril dernier. La nature exacte de ces blessures n’est pas connue, mais la vie des détenus ne serait pas en danger.


Une commission d’enquête est une enquête administrative normalement convoquée pour examiner et faire rapport sur des événements complexes ou importants. Elle sert à déterminer ce qui s’est produit, comment et pourquoi cela s’est produit, à examiner les problèmes et à proposer des solutions pour réduire la possibilité de récurrence. À la fin de l’enquête, un rapport sera soumis au Lieutenant-général pour révision. Après quoi il sera envoyé au chef d’état-major de la Défense. Les conclusions, résultats et recommandations seront ensuite rendus publics, sujet aux limitations sur la publication de l’information imposées par la Loi sur la protection des renseignements personnels et la Loi sur l’accès à l’information.

Le ministre de la Défense canadienne ne croit pas qu’il serait approprié de faire un lien avec les événements survenus en Somalie en 1993 qui ont entaché la réputation l’armée canadienne. Aucune des allégations n’a été prouvée et établir un parallèle entre cette histoire et le scandale somalien serait une erreur, selon le ministre de la Défense.

Rappel des faits. En 1993, des soldats du Régiment aéroporté canadien avaient torturé et tué un jeune Somalien. La mort de Shidane Arone a été suivie de tentatives ratées de camouflage. Une vaste enquête sur le fonctionnement de l’armée canadienne avait débouché en 1997 sur un rapport plutôt dévastateur qui a égratigné sérieusement l’image des missions de paix du Canada à l’étranger : «Pendant que les troupes canadiennes étaient déployées en Somalie, il s’y produit certains événements qui ont entaché la réputation de diverses personnes, des forces militaires canadiennes, voire de la nation elle-même. Ces événements, dont certains sont maintenant bien connus de la plupart des Canadiens, comprenaient notamment des coups de feu tirés sur des intrus somaliens au camp canadien de Belet Uen, le meurtre par coups et blessures d’un adolescent confié à la garde de soldats du 2e Commando du Régiment aéroporté du Canada (RAC), une apparente tentative de suicide de l’un de ces soldats canadiens et, après la mission, des allégations selon lesquelles des informations essentielles auraient été retenues ou falsifiées. De répugnantes séances d’initiation, filmées sur des bandes vidéo, auxquelles avaient participé des membres du RAC ont été révélées également ».

L’une des remarques de ce rapport doit être rappelée et appliquée aujourd’hui pour éviter la répétition de comportements dérogatoires et affligeants parmi lesquels on retrouvait des dissimulations de preuves, les mensonges de l’État-major et une chaîne de commandement déficiente de haut en bas des échelons hiérarchiques : «Quelle que soit la structure d’une organisation, les chefs sont toujours responsables des mesures et des décisions prises par leurs subalternes à tous les échelons. Dans une hiérarchie de commandement bien structurée, l’obligation de rendre compte n’est pas affaiblie par l’éloignement. Lorsqu’un subalterne commet une faute, celle-ci est partagée par celui qui la commet et par tous ceux qui exercent l’autorité: subalterne, supérieur et supérieur du supérieur. Dans sa forme la plus globale et la plus universelle, l’obligation de rendre compte se situe inévitablement au niveau du premier dirigeant de l’organisation ou de l’établissement».

Cet événement fâcheux risque d’accroître davantage le ressentiment de la population sur la présence de l’armée canadienne en Afghanistan. A suvre.




mardi 6 février 2007

Traite ou héros ?

«En lisant la quantité de mensonges que l’administration Bush a utilisés pour déclencher et mener cette guerre, j’ai été choqué (...). Si le président (Bush) peut trahir ma confiance, il est temps pour moi de réexaminer ce qu’il me demande de faire», a déclaré Ehren Watada, 28 ans, engagé dans l’armée américaine depuis 2003. Ainsi commence également la saga Watada. Alors que l’armée l’accuse d’avoir trahi ses compagnons d’arme par son refus, le lieutenant Ehren Watada est devenu malgré lui le héros des opposants au conflit irakien.

Ehren Watada refuse, en juin 2006, d’embarquer avec son unité, la 3e brigade de la 2e Division d’infanterie, pour l’Irak, en exprimant publiquement ses objections de conscience. Toutefois, Watada fait savoir à sa hiérarchie qu'il est prêt à servir en Afghanistan ou sur tout autre théâtre d'opération. Le lieutenant Watada a servi en Corée du Sud puis il est revenu aux États-Unis. Apprenant qu'il devrait aller en Irak, il avait demandé à être transféré dans une autre unité et proposé d'être déployé en Afghanistan. Depuis son inculpation, il a été assigné à un travail de bureau à Fort Lewis en attendant l'ouverture de son procès.

Il est poursuivi à la fois pour son refus et pour ses déclarations, qualifiées de comportement impropre à un officier. L’armée américaine lui reproche également d’avoir exprimé publiquement son opposition à l’implication militaire américaine en Irak, qu’il juge comme moralement injuste et enfreignant les lois américaines. Ehren Watada souligne pour sa part qu'il n'est pas un objecteur de conscience et qu'il a demandé en avril dernier à démissionner de l'armée pour ne pas partir en Irak, ce qui lui a été refusé. […] «Je me suis progressivement convaincu que cette guerre est illégale et immorale, comme l'est la conduite des forces américaines et du gouvernement américain en Irak», a-t-il déclaré lors d’une entrevue radiophonique. «C'est alors que j'ai décidé de porter l'affaire sur la place publique et de dire aux gens les raisons pour lesquelles des soldats meurent en Irak», a-t-il déclaré. Il affirme que les soldats ont le droit de refuser d'obéir à un ordre illégal, selon les conventions militaires.

Ehren Watada «s'est porté volontaire pour servir dans l'armée après les attentats terroristes du 11 septembre 2001 pour protéger sa famille et ses compatriotes. Ses états de service sont exemplaires et il avait été désigné comme faisant partie des tout meilleurs par ses supérieurs», a souligné le représentant démocrate de l'Etat de Washington, Mike Honda.

«Bien que les soldats américains veuillent bien faire, l’illégalité de l’occupation elle-même, la politique conduite par cette administration et les règles d’engagement de commandants désespérés les contraindront au bout du compte à participer à un crime de guerre», avait poursuivi Ehren Watada. L’objecteur et son avocat à Honolulu, Eric Seitz, estiment que ses déclarations sont protégées par le Premier amendement de la Constitution, qui garantit la liberté d’expression, mais les procureurs militaires font valoir que son comportement constitue une atteinte au moral des troupes et un danger pour la mission de l’armée américaine en Irak.

«J’admire votre geste courageux et moral. Dans la tradition chrétienne, l’éthique insiste sur la primauté absolue que chacun doit accorder à sa conscience. C’est un impératif catégorique», a écrit Mgr Desmond Tutu, prix Nobel de la paix sud-africain.
«Si un patriote est celui qui aime et défend son pays, alors Ehren Watada est vraiment un patriote, parce qu’il refuse de participer à une guerre qui fait souffrir le peuple irakien et qui augmente la menace de souffrances pour les Américains», a ajouté l’actrice militante Susan Sarandon.

Selon le porte-parole du War Resisters Support Campaign, des dizaines de soldats américains opposés à la guerre en Irak pourraient chercher refuge au Canada après l'annonce du président George W. Bush que 21 500 nouveaux militaires y seront déployés sous peu. Lee Zaslofsky du War Resisters Support Campaign a lancé un appel urgent pour des logements pour ces objecteurs de conscience. Il affirme que les bureaux de l'organisme à travers le Canada sont inondés d'offres.

Ehren Watada, qui risque jusqu’à quatre ans de prison, est le premier officier de l’armée américaine à désobéir publiquement à un ordre de déploiement en Irak. Selon Amnesty International, trois soldats américains non-gradés ont déjà été condamnés à des peines de 12 à 15 mois de prison pour avoir refusé de participer à ce conflit. Le juge chargé de l’affaire a déjà annoncé que la légalité de la guerre en Irak ne serait pas évoquée au procès, estimant que cette question n’était pas du ressort du judiciaire. Les débats porteront donc uniquement sur les faits - refus de partir et déclarations - que l’officier ne conteste pas, et sur la peine à encourir.




lundi 5 février 2007

Le président roumain Traian Băsescu déclare que le piratage était génial et remercie Bill Gates

Selon Clubic, le co-fondateur de Microsoft, Bill Gates, n'en finit plus, avec le lancement mondial de Windows Vista, de parcourir le monde pour louer les mérites du dernier Windows. De passage en Roumanie, pour inaugurer officiellement un centre de support technique dans le pays, Bill Gates a pu rencontrer le président roumain, Traian Băsescu.

Durant une conférence de presse, ce dernier a déclaré que le piratage était génial et a même remercié Bill Gates pour cela. Pour le président roumain, le piratage a permis à la jeune génération de son pays de découvrir l'informatique et de lancer un nouveau secteur économique dans son pays. Selon Traian Băsescu, le piratage a également permis aux roumains d'améliorer leurs capacités créatives en matière d'informatique. Reste que Bill Gates n'a pas forcément apprécié cet éloge de la piraterie numérique !

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Aux armes citoyens ! La santé, plus tard !


Les préoccupations budgétaires de Georges W. Bush pour l’année 2008 : la guerre en Irak, la guerre en Afghanistan et la guerre globale contre le terrorisme. Il faut dire que monsieur Bush a de la suite dans les idées. Le président américain demande au Congrès qu'il lui accorde une enveloppe supplémentaire de 145 milliards de dollars pour le poste des dépenses militaires américaines en 2008.

Le président demandera une somme additionnelle de 100 milliards de dollars – destinée au Pentagone - pour subvenir aux besoins d'une mission en Irak qui ne pourra se satisfaire des 70 milliards déjà accordés. Le budget de fonctionnement du gigantesque ministère américain de la Défense, le Pentagone, sera quant à lui haussé de 10,5 pour cent, ce qui le portera à 481 milliards de dollars.

Pour éviter de creuser davantage le déficit américain, le président Bush propose de supprimer ou de réduire le financement d'une centaine de programmes intérieurs, essentiellement liés aux politiques sociales. Les budgets de Medicare et Medicaid, des programmes d'assurance-santé pour des millions d'Américains à la retraite, pauvres ou handicapés, seront ainsi amputés substantiellement.

D'inspiration libérale, le système d'assurance maladie américain ne repose ni sur le principe d'une couverture généralisée de la population ni sur celui d'un financement public par le biais de prélèvements obligatoires. Il existe trois types de couverture aux États-Unis : l'assurance maladie privée qui est le plus souvent liée à l'emploi, Medicare qui couvre les personnes de plus de 65 ans ainsi que les personnes gravement handicapées, sans considération de revenus, et Medicaid qui prend en charge les familles les plus pauvres


D'après une étude réalisée par l'association Families USA, un tiers des Américains de moins de 65 ans a été privé, entre 2002 et 2003, d'assurance-santé. Au total, près de 82 millions de personnes ont perdu tout remboursement de leurs frais médicaux pendant une période moyenne de six mois. Elles étaient trop jeunes pour avoir accès à l'assurance médicale gratuite (Medicare), réservée aux 65 ans et plus, ainsi qu'aux personnes handicapées, et pas assez pauvres pour bénéficier du programme Medicaid, destiné aux personnes les plus démunies. Les minorités ethniques et les jeunes de moins de 25 ans sont les moins «couverts». Près de 60 pour cent des hispaniques et 43 pour cent des Noirs sont privés de protection médicale. Parmi les Blancs, 23,5 pour cent n'en bénéficient pas non plus.

Selon une autre étude menée par le Commonwealth Fund, menée auprès de 4 350 adultes, 41 pour cent des américains - en âge de travailler - avec des revenus moyens ou modérés, n’ont pas bénéficié d’une couverture d’assurance santé pendant au moins une partie de l’année 2005. Une “augmentation dramatique” depuis les 28 pour cent de 2001,

Pour Sara Collins, qui a participé à l’étude, cela représente une «explosion de la crise de l’assurance chez les personnes à revenus moyens». Pour rappel, 45,8 millions d’américains n’avaient pas la moindre couverture santé en 2004, selon le bureau du recensement américain.

D’autres résultats de l’étude

  • 28 pour cent d’américains n’ont pas bénéficié d’une couverture santé en 2005. Contre 24 pour cent en 2001.
  • Pour les gens qui gagnent moins de 20 000 dollars annuellement, le taux grimpe à 53 pour cent. Il était à 49 pour cent en 2001.
  • 59 pour cent des gens sans assurance et qui souffrent d’une maladie chronique, comme l’asthme ou le diabète, n’ont pas suivi leur médication à la lettre en raison des coûts des médicaments.
  • Pour 41,1 pour cent des américains, le coût a été un facteur d’empêchement pour un rendez-vous chez le médecin. Contre 9,2 pour cent pour ceux qui bénéficient d’une assurance privée.
  • 51 pour cent des femmes qui ne sont pas assurées n’ont pas eu accès à des examens de mammographie en deux ans, contre 22,8 pour cent pour celles couvertes par une assurance.
  • 76,3 pour cent des hommes, entre 40 et 64 ans, qui n’ont pas d’assurance n’ont pas eu accès à des tests pour la détection du cancer de la prostate dans les deux dernières années. Contre 52,2 pour cent pour ceux bénéficient d’une assurance.

Avec l’escalade des frais médicaux, des primes d’assurance et la situation économique morose, de nombreux travailleurs n’ont plus les moyens de payer une assurance. En 2001, 1,4 million d’Américains ont perdu leur assurance santé. Le pire est que la plus grande proportion de ces personnes (soit 800.000 personnes) avait, d’après les chiffres du Census Bureau, des revenus supérieurs à 75.000$ par an.

En 1971, la part de la richesse nationale consommée par les dépenses de santé était de 7,4 pour cent au Canada et de 7,6 pour cent aux États-Unis. Trente ans plus tard elle est de 9 pour cent au Canada, où tous les citoyens sont couverts par les assurances-maladie provinciales, alors qu’elle atteint 14,6 pour cent aux États-Unis, où près d’un sixième de la population (44 millions de personnes en 2002) ne dispose d’aucune forme de couverture. Si l’on y ajoute ceux qui, à un moment au cours des années 2002 et 2003, n’ont pas été couverts, la part de la population ayant peu ou pas accès à l’assurance-maladie s’élève 32,2 pour cent (2) – voire plus de 40 pour cent si l’on inclut aussi ceux qui n’ont pas une bonne couverture. Soit, dans ce dernier cas, un doublement en une dizaine d’années (3).

En 2005 les dépenses militaires ont atteint environ 1,81 trillions de dollars (en valeur actuelle). Elles ont augmenté de 33 billions soit 3,5 pour cent depuis 2004, et de 34 pour cent pour la période 1996-2005. Les États-Unis sont responsables de 80 pour cent des augmentations des dépenses militaires pour 2005, et les dépenses de l'administration américaine représentent environ 50 pour cent des dépenses totales militaires de toute la planète.

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dimanche 4 février 2007

La Chine fait des affaires en Afrique, pas de l’humanitaire !

Depuis son arrivée au pouvoir en 2003, Hu Jintao a fait du continent africain une de ses priorités en matière de coopération. Le président chinois Hu Jintao entame sa deuxième tournée en moins d'un an et sa troisième en Afrique depuis son arrivée au pouvoir. D'ici le 10 février, il aura traversé au pas de charge 8 pays d'Afrique : Cameroun, Namibie, Seychelles, Liberia, Zambie, Mozambique et enfin le Soudan.



Le nouveau secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait demandé au président chinois de soulever la question de l'envoi d'une troupe mixte de l'ONU et de l'Union africaine au Darfour lors de son passage à Khartoum. Avant le début de la tournée africaine de Hu Jintao, un responsable aux Affaires étrangères chinoises avait affirmé que son séjour au Soudan « ne renforcera pas seulement les relations bilatérales mais aussi la paix et la stabilité dans la région ». Dans le communiqué distribué par la délégation chinoise aux journalistes à l’aéroport de Khartoum, il n’était plus question que de consolider les relations amicales et la coopération entre la Chine et le Soudan. « Le Darfour fait partie du Soudan et c'est à vous de résoudre le problème », aurait dit Hu Jintao au président Omar Hassan al Bachir. Le président chinois est en voyage d'affaires et il vient de le rappeler de façon brutale en négligeant les appels de la communauté internationale sur la question du Darfour : le Soudan vend une grande partie de son pétrole brut à la Chine, dont l'économie en pleine expansion consomme beaucoup d'énergie, et lui achète des armes.

Le commerce entre la Chine et le Soudan s'est rapidement développé. Au cours des 11 premiers mois de l'an dernier, il a atteint 2,9 milliards de dollars. La Chine, qui absorbe 60 pour cent de la production pétrolière soudanaise, est déjà le premier partenaire économique étranger du pays. La China National - Petroleum Corporation (CNPC), possède 40 % des actions de la Greater Nile Petroleum Operating Company (GNPOC), qui elle-même contrôle deux des plus importants gisements pétroliers dans le Haut-Nil occidental, au Soudan. La Chine a accepté d'accorder au Soudan un prêt sans intérêt de 12,8 millions de dollars américains et un don de 5,1 millions pour divers projets.

De nombreuses organisations des droits de l'homme ont dénoncé les activités des compagnies chinoises qui ont provoqué des expulsions en masse des populations civiles par l'armée soudanaise. Les Chinois – ils sont quelques milliers dans la région - ont notamment construit le pipe-line qui relie les champs pétroliers du Sud à la mer Rouge et achèvent un barrage sur le Nil. Des milliers d`expatriés chinois travaillent aussi dans le bâtiment.


Le ministre chinois des Affaires étrangères Li Zhaoxing, interrogé, lors de sa tournée en Afrique du 31 décembre au 7 janvier dernier, sur le rapprochement de Pékin avec des pays accusés de violations des droits de l'Homme, notamment le Soudan et la République centrafricaine, avait répondu : « Savez-vous ce que signifient les droits de l'homme? C'est fondamentalement le droit de survivre et de se développer ». Le ministre chinois vient d’effectuer une visite au Bénin, en Guinée équatoriale, en Guinée-Bissau, au Tchad, en République Centrafricaine, en Érythrée, et au Botswana.
La Chine s'installe en Afrique sans prendre en compte les questions des droits de l’homme ou les facteurs écologiques. Elle démontre une non-ingérence et une indifférence complète à l’égard de ces réalités en négociant directement avec des despotes africains qui apprécient le fait qu’aucune condition ne soit exigée aux relations bilatérales, comme c'est souvent le cas avec les pays occidentaux. La Chine s’impose en Afrique par le principe d’investissements paraissant fort généreux.

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Des soldats britanniques de moins de dix-huit ans en Irak




La Convention relative aux droits de l'enfant propose un protocole facultatif qui réaffirme que les droits des enfants doivent être spécialement protégés et qui demande à ce que la situation des enfants, sans distinction, soit sans cesse améliorée afin qu'ils puissent s'épanouir et être éduqués dans des conditions de paix et de sécurité. Ce protocole propose également que l'âge minimum de l'enrôlement éventuel d'un enfant dans les forces armées soit relevé. L’article premier du protocole facultatif prévoit donc que les États Parties prennent toutes les mesures possibles pour veiller à ce que les membres de leurs forces armées qui n'ont pas atteint l'âge de 18 ans ne participent pas directement aux hostilités. L’article deuxième prévoit de plus que les États Parties veillent à ce que les personnes n'ayant pas atteint l'âge de 18 ans ne fassent pas l'objet d'un enrôlement obligatoire dans leurs forces armées.

Selon la BBC et Radio-Canada, le ministre britannique de la Défense, Adam Ingram, dans une réponse écrite à la porte-parole libérale démocrate en matière d'éducation, Sarah Teather, a admis que des soldats britanniques âgés de moins de 18 ans ont été envoyés en Irak. 15 adolescents de 17 ans, dont au plus quatre filles, ont été envoyés en Irak entre 2003 et 2005.

La parlementaire Sarah Teather a déclaré que le gouvernement s'est rendu coupable d'une « faute inexcusable ». Elle a ajouté qu'il est « absolument impossible que des gens si jeunes soient mentalement ou émotionnellement préparés à affronter l'effusion de sang aussi importante qu'on la voit en Irak ».

La Vieille Albion est-elle le seul pays des forces d’occupation en Irak à avoir ainsi enrôlé des soldats de moins de 18 ans ?
Cette guerre, fondée sur le mensonge et sur les pires dénis des droits humains pratiqués au nom d’une sécurité nationale, pour justifier une stratégie de guerre et d’occupation, soulèvera le dégoût jusqu’à son dernier jour.
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samedi 3 février 2007

Hérouxville... et les immigrants


On en parle beaucoup. Beaucoup trop peut-être, mais personne n'est indifférent au code de conduite qu'impose à ses futurs immigrants une petite municipalité du Québec : Hérouxville. Courage ou naîveté ? C'est selon. Une chose est claire : Hérouxville est maintenant sur la carte, au premier de l'actualité.

Il faut analyser le cas d'Hérouxville dans son ensemble et non seulement dans ses particularités.
Hérouxville est une petite municipalité du Québec. 1300 personnes l'habitent. Située près de Grand-Mère, en Mauricie, Hérouxville n'a accueilli à ce jour aucun immigrant. Pourtant, son conseil municipal vient d'adopter un code de conduite de cinq pages pour encadrer l'immigration. Il y est expressément dit qu'il est désormais formellement interdit de lapider les femmes, de les exciser et de se promener à visage couvert dans le village. Hérouxville avertit également tout éventuel immigrant que les Québécois ont l'habitude de faire des sapins de Noël, qu'ils se font soigner indifféremment par des hommes ou des femmes, que les viandes de porc et de boeuf se côtoient sur l'étal du boucher et que les garçons et les filles se baignent ensemble dans la même piscine. André Drouin, conseiller municipal à Hérouxville, a réalisé, lui-même, un sondage auprès de 196 habitants du village. A la question : «Croyez-vous que les hommes et les femmes ont la même valeur ?» 193 concitoyens ont répondu oui, il y eût un indécis et... deux non. A la question : «Accepteriez-vous que l'on vous empêche de faire un arbre de Noël ?», la réponse fut unanime : un gros non. A la question : «Accepteriez-vous qu'il devienne illégal de boire de l'alcool ?», il y eût également un autre gros non. A la dernière question : «Croyez-vous qu'un infirmier peut soigner une femme ?», cent quatre-vingt-quatorze personnes sur 196 ont répondu : oui.

Y a-t-il matière à mépris ? Jamais de la vie. Pourquoi des questions simples seraient-elles suspectes aux yeux des bien-pensants urbains et demi-urbains ? Détenons-nous le monopole de la vérité ? Pour ma part, me concernant, je suis convaincu que non. La Municipalité régionale de Comté de Mékinac compte environ une dizaine de petites municipalités, dont bien évidemment Hérouxville. Les élus locaux se posent la question à savoir s'ils ne devraient pas sonder leurs élus (élues) relativement à l'adoption d'une politique d'immigration, non pour la restreindre mais pour la favoriser. L'état de la question est le suivant : toute personne, qu'elle soit urbaine ou immigrante, qui souhaite s'installer dans cette MRC devrait pouvoir apprécier le mode de vie local, les us et coutumes de la région, et les valeurs sacrées et incontournables qu'entendent protéger les citoyens qui habitent, depuis des lustres, ces municipalités. En quoi cette démarche est-elle méprisable ?

Il faut cesser de croire que Montréal et Québec sont le poumon du Québec. Je préfère un poumon en santé en région qu'un poumon malade dans une cité urbaine écrasée. Après avoir habité personnellement en région, mes choix m'ont dicté un retour à Montréal. Je ne regrette pas cette décision mais j'ai, pour la vie en région, le plus grand respect tant pour la géographie qu'elle offre que pour les gens qui l'habitent. Je préfère en conclusion la candeur des habitants d'Hérouxville au scepticisme et à la morosité des urbains par trop bien assis sur leurs préjugés.

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Sa Sainteté Benoit XVI entre dans le jeu !


«Au nom du divertissement, les jeux vidéo font la promotion de la violence et de comportements antisociaux, en plus de montrer la sexualité comme un acte trivial», a expliqué Benoît XVI dans son discours en prévision de la 41e Journée internationale des communications le 20 mai prochain. C’est d’autant plus dégoûtant lorsque ces jeux sont destinés à des enfants et des adolescents», a-t-il ajouté. Il m’aurait plu de connaître de la part de Sa Sainteté le nom du dernier jeu auquel il a cédé à la tentation de jouer, son score, et ses raisons critiques et professionnelles de l’aimer ou de l’haïr.

Selon les estimations du cabinet d’études International Data Corporation, 40 pour cent du marché américain de la formation (e-learning) recourra, en 2008, à la simulation. En Europe, le phénomène est plus récent. En France, une vingtaine de sociétés spécialisées dans le jeu vidéo se sont ouvertes à ce marché et ont développé des jeux dans les domaines de la santé, la défense, l’industrie, l’humanitaire ou le management. «Food Force», Food Force est un nouveau jeu vidéo éducatif présenté par le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies (PAM). Le projet a été développé pour aider plus particulièrement les enfants à se familiariser avec la lutte contre la faim dans le monde. Le jeu peut être téléchargé gratuitement sur le site www.food-force.fr. C’est le premier jeu vidéo éducatif sur le thème de la faim dans le monde et des efforts mis en œuvre pour nourrir les personnes souffrant de la faim. Il est conçu pour des enfants de 8 à 14 ans. Mission réussie, le jeu a été téléchargé 4,5 millions de fois dans 189 pays depuis son lancement en avril 2005. Dans le même esprit, conçu au sein d’Habitat, le laboratoire des nouveaux médias du Centre canadien du film, «Pax Warrior» est un jeu de stratégie en ligne s’inspirant de faits réels et dans le cadre duquel les joueurs doivent prendre des décisions extrêmement difficiles et complexes et qui ont des conséquences. Ce jeu vise ainsi à inciter les élèves de 14 ans et plus à utiliser la pensée critique pour analyser des événements internationaux.

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Internet, pas toujours propre !


Fin 2005, Jeff, 15 ans, s’est tué en Floride (Sud-Est) après avoir été harcelé pendant deux ans par des camarades sur Internet. Un autre garçon de 13 ans, Ryan Halligan, du Vermont (Nord-Est), a mis fin à ses jours en 2003. Souffrant d’un léger handicap, il était devenu la tête de turc des filles qui l’ont humilié via Internet jusqu’à ce qu’il craque. « Le harcèlement électronique n’était peut-être pas la seule cause de leur suicide, mais leur entourage a toujours affirmé que cela avait été le principal facteur de leur dépression puis de leur geste », affirme Justin Patchin, professeur de criminologie à l’Université de Wisconsin-Eau Claire.
Selon ce dernier, plus d’un tiers des adolescents américains naviguant sur les messageries instantanées et les sites communautaires (social networking), tels MySpace, FaceBook, Xanga ou Friendster, sont victimes d’insultes électroniques, souvent proférées par des familiers de l’école. « Beaucoup de jeunes pratiquent ces insultes cybernétiques parce qu’avec la distance, ils ne voient pas le mal qu’ils font, ils pensent que c’est juste pour s’amuser », a-t-il précisé.

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Second Life... mais pour qui ?


Qu’ont en commun IBM, Sears, le Parti socialiste de France, le Front National, Reuter et la Suède ? Tous ont ouvert un bureau dans l’univers virtuel de Second Live le jeu qui fait de plus en plus d’adeptes (et de chiffre d’affaires) dans le monde. Le FN se targue d’être « le premier parti politique français et européen à établir une présence officielle et permanente sur Second Life, et la seule organisation officielle française à y être présente. » Il fallait s’y attendre, après le FN, ce fut au tour du PS d’ouvrir une antenne dans Second Life. Dans quelques jours, la Suède sera le premier pays à franchir le cap en inaugurant une ambassade qui servira de portail d’informations sur le pays. Notons enfin que l’agence d’information Reuters va également ouvrir un bureau virtuel dans le jeu Second Life.

Si le gouvernement du Québec quittait l'ère du tamtam et passait à l'ère de la révolution virtuelle, peut-être rejoindrait-il plus de jeunes et de moins jeunes ? Serrez vos pipes dans le tiroir, pépères, et passez à l'ère du virtuel !

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Les plus connus sur Internet


Selon BrandChannel, les marques et sites qui ont dominé Internet en 2006 sont, pour les entreprises d’Amérique du Nord (États-Unis et Canada), Apple (1er), YouTube (2e), Google (3e), Starbucks (4e) et Wikipedia (5e). En Europe et en Afrique, les marques et sites les plus influents sur Internet sont Ikea (1er), Skype (2e), Nokia (3e), Zara (4e) et Adidas (5e) composent ainsi le top 5, tandis que H&M (6e), BMW (7e), Audi (8e), Puma (9e) et BBC (10e) complètent le top 10. Pour ce qui concerne l’Asie-Pacifique, la pole position revient à Sony (1er), Samsung (4e) et LG Electronics (7e). Cette enquête a été réalisée auprès de 3625 personnes à travers le monde, dans 99 pays différents.

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Internet révolutionne nos façons de faire et de penser


Internet a tout simplement révolutionné nos façons de rencontrer les autres et d’entretenir des liens : « c’est une extraordinaire matrice qui permet de rencontrer de façon fulgurante une quantité incroyable de gens, constate le sociologue Pascal Lardellier, spécialiste des nouvelles technologies. » Avec une très grande simplicité dans la mise en relation : le tutoiement est de rigueur, les formules de politesse sont balayées et les premières présentations quelquefois sommaires (sexe, âge, ville). « Sur le web, les rencontres sont finalement moins codifiées, remarque Emma, on va droit au but. Et d’une certaine manière, l’échange en devient plus authentique. » Ce que Katia, surfeuse depuis plusieurs années sur les forums de Psychologies.com, résume d’une très jolie formule : « J’y rencontre beaucoup de gens et je vais plus rapidement vers leur profondeur. » Un article passionnant et déroutant sur la naîveté de certains propos. Autre siècle… autres moeurs !

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La CIA dans de beaux draps !


Les pays dont certains de leurs ressortissants sont détenus illégalement à Guantanamo feront-ils preuve de la même audace que le Parquet de la capitale bavaroise ? Les États-Unis auront-ils à répondre un jour devant un tribunal international de leurs décisions qui ont mené en droite ligne à un déni des droits humains manifestes depuis le 11 septembre 2001 ? Maher Arar, ingénieur canadien, a été déporté par les États-Unis en Syrie où il a été détenu puis torturé. Après avoir été entièrement disculpé par une Commission royale d’enquête, le Canada a dû présenter ses excuses à monsieur Arar et lui offrir une compensation financière de 10 millions de dollars. Les États-Unis refusent toujours de reconnaître l’innocence de monsieur Arar. Un autre cas s’ajoute à celui de monsieur Arar.

« A notre demande, le Tribunal d’instance de Munich a délivré un mandat d’arrêt contre treize ravisseurs présumés de Khaled el-Masri pour soupçon de séquestration et blessure corporelle grave », a annoncé le Procureur général du Parquet de la capitale bavaroise, August Stern, à la radiotélévision publique NDR. La justice allemande a annoncé avoir délivré 13 mandats d’arrêt contre des agents supposés de la CIA, soupçonnés d’avoir enlevé en 2003 en Macédoine l’Allemand d’origine libanaise Khaled el-Masri, cas le plus notoire de transfèrement secret attribué au service d’espionnage américain. Khaled el-Masri a été arrêté en Macédoine à l’occasion d’un voyage fin 2003. Il affirme avoir ensuite été séquestré, puis remis à des agents américains qui l’ont conduit en Afghanistan, emprisonné, battu, harcelé, puis libéré au bout de cinq mois sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui. Selon plusieurs médias, il avait été arrêté à la suite d’une confusion entre son nom et celui d’un homme soupçonné d’être lié aux auteurs des attentats islamistes du 11 septembre 2001 aux États-Unis.

Washington considère que ses accusations concernent des activités secrètes, que la CIA ne peut ni confirmer ni démentir sans nuire à la sécurité nationale. Quant aux autorités allemandes, elles ne cessent de répéter qu’elles n’ont pas favorisé l’enlèvement, qualifiant « d’infâmants » tous les soupçons sur une contribution active ou un « silence complice» de Berlin.

La question se pose : combien de victimes restent inconnues de ces pratiques inacceptables de la part d’un pays qui prêche la démocratie dans le monde ?

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