jeudi 14 juin 2007

Place à l'armée rose !

Une association de Berkeley en Californie a offert un scoop à la chaîne CBS. Berkeley Sunshine Project étudie les dépenses militaires américaines depuis de nombreuses années.

1994. Laboratoire Wright de l'US Air Force, États-Unis d’Amérique. Un chercheur demande un budget de 7,5 millions de dollars. L’objet de la recherche : créer une bombe. Une bombe aphrodisiaque. Composée de produits chimiques spéciaux, cette bombe, surnommée « gay bomb », aurait eu pour objectif de disséminer une hormone, en territoire ennemi, qui aurait contaminé les soldats masculins ennemis afin qu’ils s’adonnent à des contacts et à des relations homosexuelles. Rien de mois : « The Ohio Air Force lab proposed that a bomb be developed that contained a chemical that would cause enemy soldiers to become gay, and to have their units break down because all their soldiers became irresistably attractive to one another », écrit CBS.

Comme nous l’indiquions précédemment, l'existence du projet a été dévoilée en décembre 2004, grâce à la loi sur l'accès à l'information, par le Sunshine Project, un groupe de militants qui lutte depuis Austin (Texas) et Hambourg (Allemagne) contre les armes biologiques. Reprise par la BBC en janvier 2005, l'histoire a vite été oubliée jusqu'au 4 juin 2007. Comme en 2005, le Pentagone a confirmé l'authenticité du document, précisant que la soi-disant bombe gaie faisait partie des centaines d'idées que l'armée américaine reçoit et rejette chaque année (Cyberpresse).

« Un exemple dégoutant mais totalement non-létal serait un puissant aphrodisiaque, en particulier si ce produit chimique provoque des attitudes homosexuelles », indique ainsi une note écrite en janvier 1994 par un laboratoire de l’US Air Force (consulter le document en PDF) (Le Figaro).

Choc.Fr pousse l’information à son comble : « D'autres idées, destinées à décimer l'ennemi sans le tuer, ont été évoquées. Les scientifiques en charge de ce projet voulaient ainsi créer une substance chimique qui devait rendre l'haleine de l'ennemi tellement forte et malodorante qu'il serait facilement identifiable, même s'il tentait de se cacher au milieu de civils. Pêle-mêle, les scientifiques de l'US AIR Force du laboratoire de Dayton, dans l'Ohio, avait également pensé développer une substance qui rendrait le moindre rayon de soleil insupportable sur la peau. Une autre devait attirer des hordes de rats enragés. Dans la même veine, la "Who? Me? Bomb", qui était en projet depuis 1945 devait provoquer d'intenables flatulences parmi les troupes ennemies, rendues ainsi facilement détectables à l'odeur. Tous ces projets, aujourd'hui abandonnés, faisaient partie d'une volonté de l'armée américaine de développer des armes efficaces mais non mortelles ».

Cette histoire n'a pas amusé Equality California et d'autres associations LGBT (lesbian, gay, bisexual and transgender) qui ont rappelé que de nombreux soldats gays et lesbiennes combattent au sein de l'armée américaine et ne sont pas de «sous-soldats, leur comportement sexuels ne les empêchent pas de combattre».

Si cela vous amuse, voici la video consacrée à cette nouvelle insolite.

____________________